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Dimensions historiques et mémorielles

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Histoire et dimensions historiques

Les événements qui affectent les sociétés humaines sont liés entre eux. Le philologue, l’historien, l’éthologue examinent ces liens, ainsi que le rapport entre intentions et événements.

Parallèlement, les groupes humains se distinguent les uns des autres par des codes, des modes et des attitudes, mais également par un imaginaire mémoriel spécifique.

Trois dimensions coexistent donc.

Celles des faits, faits liés, conservation de l’information dans le temps ou archivage, qui sont comme un paysage.

La dimension mémorielle, une fiction produite par le groupe humain, peut n’avoir qu’un lointain rapport avec l’enchaînement précédent.

La dimension de l’Histoire qu’emprunte le philologue, l’historien, l’éthologue, pose un regard transcendant sur l’enchaînement factuel.

Mais leurs analyses englobent également le fait mémoriel, révélateur de la part du réel qui est transformée en mythes fondateurs de l’identité du groupe.

 

Fonction et fiction mémorielle

 La mémoire d’un peuple, la mémoire d’un groupe, est une fonction de l’imaginaire collectif visant à consolider l’appartenance.

Le fait mémoriel peut être un événement réel ou imaginaire.

Jeanne d’Arc est une figure mémorielle de la France qui a eu une existence réelle.

Mais le vase de Soissons n’a jamais existé, pas plus que Roland de Roncevaux.

Le mythe du vase de Soissons est commandé avec la Geste des rois Francs.

 Qu’il soit réel ou imaginaire, le fait mémoriel appartient à la mythologie du groupe, à ses mythes fondateurs. Le fait mémoriel ne se décrète pas du jour au lendemain.

Pour preuve, rien de substantiel ne distingue la résistance de Camulogène de celle de Vercingétorix.

Pourtant, seul le second a rejoint l’imaginaire mémoriel des français.

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